Calendrier cristallin














 











Le temps n'est pas mon ami

Il ne m'effleure pas de sa main

Je fends en lui des espaces

Qui lâchent des humeurs et des bruits

Je m'y assois, presque en boule

Les yeux à hauteur de rivage


Je me retrouve toujours plus tard

 Quand l'ordre enfin fuit en moi de partout

Je me constate ailleurs

C'est une loi, la seule que jamais je ne puisse enfreindre

Sauf à plonger



La fuite, la fuite du temps 

J'y songe à peine

Ayant la nécessaire torsion des épaules

Prête à savoir

Que ce qui me fait aussi me perd



J'abonde en moi

C'est assez

Les jours, eux, passent

Je dois m'interrompre pour voir qu'ici je suis

Où hier je ne savais que j'appartenais



Le doute

Je ne bats pas au rythme de l'usage

 Pour qu'il s'avance

Se précipite comme l'indicible, l'insondable

M'accroche à ses séquences et m'absolve

J'y demeure

Embrasée





Mai 2013