Guère grégaire



Jamais jusqu'à les aimer de prêt
Plutôt fuir
Les isotopes instables de la promiscuité m'obstruent le filtre à air
Je jappe aux cieux des ententes, je jappe
Avertie en vaut deux contre les amas
Et du passé passé, le savoir
Mes congénères et moi, l'usure

Assez, ma tête cognant à bout de course contre leurs fronts
Les ouvertures, les espaces connivents m'embuent très vite
J'abonde dans un sens qui me distrait des redites pour un court moment puis je file
Musarder me congédie 
Et partir me sied

Trop loin
Puisque c'est là qu'il reste alité près de moi, le bon camarade
Il prie souvent, j'entends sa plainte
Mais j'ignore quand le sel tombera sur sa plaie
Je lui certifie peu et plutôt à voix basse
Prise comme par erreur dans des pans d'être entiers

Des foules, dès l'enfance, terriblement embarrassée
L'orphéon des forcenés, le groupe
Dès l'enfance
Anachorète née de la dernière pluie
Seule une certaine permanence des flaques me délivre 

Et puis m'attire, me tire, m'attache
Le silence
Décroché des cheveux
Toujours coupés en quatre par derrière
S'extraire avant toute absorption
De la pâte collante des mélanges



Mai 2012