L'Insomnie du Juste




Les nuits sont longues
L'idéal adulé laisse un creux
Là où règnent les souvenirs encombrants
Mystique l'insomnie, c'est une question de volonté
Laissons les vertus peu catholiques aux autres
Déterrer les songes enfouis sous la mécréance
Sourire même en rêvant
Allons, allons !
Donner n'est pas un gouffre

Dormir tout son saoul puis se faire manger à l'aube 
A quoi bon ?
C'est écrit, l'Aimant magnétise
Tourner se retourner
La nuit, à t'écouter, s'annonçait sylvestre
Faisant fi des apnées du sommeil
Du festin en veux-tu ?
Résultat
L'Adam dur s'enfonce dans le bourre-mou

Le fil des pensées se tend à la perfection
En tentant d'échapper à la diète
Mais y retombe, jamais lassé, c'est à croire, de jeûner
Creusé dans le noir un trou
Comme un trou à repriser avec le fil des heures
Sortir en titubant de l'approximation du sommeil
Traverser l'idée de l'aube





Octobre 2011